DES EXPERTS SE RÉUNISSENT À KIGALI (RWANDA) POUR TROUVER DES MOYENS DE METTRE FIN AU COMMERCE ILLICITE DES RESSOURCES NATURELLES DANS LA RÉGION DES GRANDS LACS

24 déc 2018

DES EXPERTS SE RÉUNISSENT À KIGALI (RWANDA) POUR TROUVER DES MOYENS DE METTRE FIN AU COMMERCE ILLICITE DES RESSOURCES NATURELLES DANS LA RÉGION DES GRANDS LACS

27 novembre 2018

DES EXPERTS SE RÉUNISSENT À KIGALI (RWANDA) POUR TROUVER DES MOYENS DE METTRE FIN AU COMMERCE ILLICITE DES RESSOURCES NATURELLES DANS LA RÉGION DES GRANDS LACS

Kigali (Rwanda), le 27 novembre 2018 - L’est de la République démocratique du Congo (RDC) est l’une des régions d’Afrique qui continuent de connaître des cycles de violence et d’insécurité, ce qui compromet la stabilité des États voisins. Face à l’instabilité persistante, plusieurs mécanismes et stratégies internationaux et régionaux ont été mis en place pour tenter d’instaurer une paix et une sécurité durables dans la région des Grands Lacs, notamment l’Accord‑cadre pour la paix, la sécurité et la coopération pour la RDC et la région et le Cadre stratégique des Nations Unies pour la région des Grands Lacs.

Il est également établi que les régions les plus touchées par les conflits regorgent en général de ressources naturelles. L’est de la RDC en est un excellent exemple, car c’est une région qui abrite certaines des espèces les plus rares de faune et de flore ainsi que certains des minéraux les plus recherchés au monde. Loin de favoriser le développement de la RDC, ces ressources naturelles alimentent le conflit dans l’est du pays car elles font l’objet d’un commerce illicite qui a largement bénéficié aux nombreux groupes armés opérant dans la région.

Conscients de ces défis, les experts réunis à Kigali cette semaine ont estimé qu’il fallait adopter un programme coordonné transfrontalier pour briser la chaîne logistique de ce commerce illicite et pour ouvrir la voie à une paix et un développement durables dans la région. Les Gouvernements ougandais, congolais et rwandais se sont mis d’accord sur le principe d’une gestion et d’une coordination transfrontalières des ressources naturelles entre les États, qui a été inscrit dans le traité de collaboration transfrontalière du Grand Virunga signé en 2015. La Collaboration transfrontalière du Grand Virunga est un cadre stratégique destiné à améliorer la gestion des ressources naturelles au-delà des frontières et à promouvoir le tourisme durable, ainsi qu’à démanteler la chaîne logistique du commerce illicite.

La conférence de cette semaine visait principalement à créer une coalition de partenaires au service de la paix et de la sécurité dans le cadre du renforcement de la collaboration pour la gestion des ressources naturelles transfrontalières, coalition qui devait s’inspirer du modèle de la Collaboration transfrontalière du Grand Virunga.

Les participants à la conférence venaient des États signataires de la Collaboration transfrontalière du Grand Virunga (Ouganda, RDC et Rwanda), de fonds et agences des Nations Unies, de partenaires multilatéraux et bilatéraux et d’organisations de la société civile.